07.05.2007

Clap de fin

Tout est bien qui finit bien. En accordant 53,06% de leurs suffrages à Nicolas Sarkozy, les Français ont fort heureusement barré la route de l’Elysée à Ségogo.

 

Le danger socialo étant écarté au niveau national, ayons une pensée pour les habitants du Poitou qui devront encore la supporter jusqu’en 2010. Ce blog perd désormais sa raison d’être, et je tiens à le clore en accordant trois remerciements majeurs.

 

Merci aux milliers de personnes qui s’y sont rendues, faisant son succès, en espérant qu’elles s’y soient bien amusées avec le ton satirique volontairement choisi.

 

Merci à la principale intéressée, cette chère Ségogo, qui par ses bourdes, sa légèreté, son sectarisme m’ont grandement facilité la tâche, me donnant régulièrement des thèmes à aborder.

 

Merci enfin au peuple de France, qui a fait preuve d’une grande lucidité en ne manquant pas le rendez-vous historique qu’il avait avec Nicolas Sarkozy.

03.05.2007

Sectarisme, autoritarisme et légèreté

Le débat d’hier soir, attendu par beaucoup de Français, a été très instructif, et peut se résumer par le triptyque infernal : sectarisme, autoritarisme, légèreté.

 

Sectarisme à la fin du débat, lorsque notre Ségogo refuse de dire ce qu’elle pense de la personnalité de son adversaire, alors que M. Sarkozy avait fort justement fait part du respect qu’il avait pour elle, en dépit des divergences d’opinion. Il n’y a désormais plus de doute possible, Ségogo est bien une femme de gauche typique, qui refuse de reconnaître la moindre qualité aux gens qui ne pensent pas comme elle, affublant des organismes indépendants de l’étiquette abominable de « Medef » s’ils ne vont pas dans son sens. Je suis certain qu’elle a filé se laver les mains après avoir serré la main de son concurrent !

 

Autoritarisme tout au long du débat, Super Socialo interrogeant à de multiples reprises le candidat de l’UMP sans le laisser répondre, une attitude digne de Georges Marchais, adorateur faut-il le rappeler du modèle brejnévien. A chaque fois que Nicolas Sarkozy demandait « Puis-je vous répondre sur ce point ? », elle répondait vigoureusement « Non ». Difficile de débattre dans ces conditions. Et dire que la presse de gauche faisait passer Sarkozy pour un petit roquet autoritaire, hier soir les rôles étaient bel et bien inversés. Les ouvrages d’Evelyne Pathouot et d’Eric Besson étaient bien justifiés.

 

Légèreté de Wonder Woman sur le nucléaire, lorsqu’elle nous annonce très sûre d’elle que le nucléaire ne représentante que 17% de notre production d’électricité, alors qu’en réalité ce chiffre dépasse les 80%. Une erreur aussi importante fait quand même désordre, quand nous nous remémorons toutes les publicités d’EDF vantant le fait que 80% de notre électricité est d’origine nucléaire. La majorité des Français aurait pu répondre correctement à cette question grâce à ces publicités. Le souci, c’est que notre amie a été ministre de l’environnement et qu’elle est donc censée maîtriser ces dossiers. Qu’est-ce que cela doit être sur les sujets qui ne sont pas sa tasse de thé ! Un tel amateurisme chez une personne prétendant à la magistrature suprême laisse pantois. Quant à la création d’un service public pour raccompagner les femmes fonctionnaires chez elles, c’est un grand délire. Pourquoi pas toutes les femmes tant qu’on y est ? Avec quel argent ? Et bonjour la liberté de circuler où bon nous semble !

 

Au final, l’impression que notre Ségogo, aux abois, a misé sur l’agressivité pour refaire son retard, sans pour autant donner l’impression de plus de maîtrise du fond. Une telle personne n’est pas qualifiée pour diriger ce pays.

 

25.04.2007

Une danseuse étoile !

Notre Ségogo est vraiment impressionnante depuis le premier tour. Elle supplante les plus grandes ballerines en réalisant des grands écarts que n’auraient pas reniés les meilleures partenaires de Nijinski ou Nureev.

 

Acte I : la candidate socialo lorgne sur sa gauche et fait même applaudir Arlette Laguiller et Olivier Besancenot, figures de l’extrême-gauche trotskiste, à son meeting montpelliérain auquel assistait Georges Frêche, dont les débordements racistes sont fameux. D’une part associer ces personnages antinomiques fait quand même un peu tache, d’autre part on a du mal à imaginer une personne ayant la prétention de moderniser la vie politique de ce pays mettre en avant les représentants des idéologies les plus archaïques. Tony Blair ou Gerhard Schröder n’auraient jamais commis de tels impers !

 

Acte II : Ségogo lorgne sur le centre, racolant ouvertement l’électorat de Bayrou et invite ce dernier à un débat. C’est bizarre, je croyais que le deuxième tour de l’élection présidentielle consistait en la confrontation des projets des deux premiers candidats, et non en un étrange échange entre le deuxième et le troisième. Ce n’est pas franchement ce que les Français ont exprimé dimanche soir. Finalement, la montagne accouchera comme par hasard d’une souris, Ségogo invitant le Béarniais à un échange avec la presse quotidienne régionale tandis que ce dernier, pris d’une soudaine crise de mégalomanie, ne jure que par la télévision. Heureusement qu’il y a à gauche des personnes sensées comme Mélenchon pour rappeler que ce mariage improbable de la carpe et du lapin ne peut déboucher sur rien, comme le démontre la faillite du gouvernement Prodi en Italie (Prodi qui, au passage, a annulé sa visite de soutien à Ségogo à Lyon).

 

Acte III : François Hollande, sentant venir le mécontentement de la gauche du PS et des alliés du parti des Jumbos, jure mordicus que le pacte présidentiel ne sera en rien modifié pour convenir aux aspirations du centre. Problème, notre Ségogo avait dit le contraire la veille. Quand on dit que la communication est un des problèmes majeurs dans les couples… Résultat des courses, Ségogo consent finalement à ne pas toucher à son super pacte mais se dit disposée à le préciser, en affirmant que Bayrou l’avait mal compris en le lisant. Dans le genre prendre les autres pour des abrutis, on ne fait pas mieux ! Quand on lui demande le point de convergence le plus évident entre son « projet » et le programme UDF, elle a répondu le co-développement, sujet consensuel s’il en est puisque de l’extrême-gauche à l’extrême-droite tout le monde reconnaît la nécessité d’un développement des pays du Sud comme condition première de la maîtrise des flux migratoire. Bravo !

 

Pendant tout ce temps passé à tenter de séduire sur sa gauche et sur sa droite, notre Ségogo n’aborde guère les sujets de fond. Les Français veulent qu’on leur dise ce qu’on compte faire pour leur emploi, leur pouvoir d’achat, leur sécurité, l’éducation de leurs enfants et n’ont que faire de ces petits arrangements d’appareils politiques pour déterminer combien de ministres aura tel et tel parti. Il serait grand temps que cette comédie s’arrête, que Ségogo et Bayrou cessent de jouer à cache-cache comme des gamins dans une cour de récréation, et qu’on entre enfin dans le vif du sujet. Nos 5 prochaines années sont en jeu, chère madame…  

24.04.2007

La mante religieuse

Connaissez-vous la mante religieuse ? Ce charmant insecte présente la particularité de voir la femelle dévorer son mâle après l’étreinte. Eh bien notre Ségogo s’en rapproche de plus en plus.

 

En effet, le scrutin de dimanche montre qu’elle a dévoré ses rivaux et néanmoins amis – tout du moins officiellement – de gauche en jouant du chantage du vote utile. Quand on voit que Bayrou se retrouve relégué à 8 points et Le Pen à 16, on constate que le soi-disant danger décrit par l’héroïne des socialos n’existait que dans son imagination très fertile. Résultat, les alliés historiques du PS, communistes et verts, ainsi qu’Arlette et les altermondialistes, se retrouvent tous en eaux profondes, à moins de 2%, voyant leur existence même remise en cause. On n’a jamais vu un parti politique phagocyter à ce point ses alliés. Et ces derniers, toute honte bue, ont appelé à voter pour elle sans la moindre concession en retour. On ne peut pas dire qu’ils aient beaucoup d’orgueil !

 

Mais notre amie n’est pas plus tendre avec ses camarades socialistes. Sans doute sous le coup de l’émotion, elle a claironné dimanche que son éventuelle victoire ne serait pas celle du PS. Bonjour la reconnaissance pour tous les militants qui l’ont investie et se sont battus pendant la campagne pour qu’elle ne finisse pas comme la Jospinette. Tous ces efforts minimisés, voilà Ségogo dévorant ses amis du parti !

 

Enfin, comme toute mante religieuse qui se respecte, notre Ségogo a dévoré avec délectation son mâle adoré, François Hollande se retrouvant promis à jouer, au mieux, le rôle de premier homme de France, malgré ses qualités intellectuelles. Victoire ou échec de sa compagne, il se retrouvera sur la touche. Car si Ségogo se noie le 6 mai, ce sera la nuit des longs couteaux II au PS, et le père Hollande aura bien du mal à y résister, étant premier secrétaire depuis 10 ans. Charmant comme alternative.

 

Après tous ces atermoiements, notre candidate préférée appelle François Bayrou et ses électeurs à la rejoindre dans le club de ses amis du pacte présidentiel (dont l’équipe éléphantesque, au passage, ne s’est jamais réunie). En voyant de tels faits d’arme, je ne peux m’empêcher de penser que Ségogo est une personne dont la compagnie politique est dangereuse, et à leur place je serais plus que réticent à la rejoindre !

 

Je vous rassure quand même, les mantes religieuses ont aussi des prédateurs et peuvent être mangées à leur tour si elles tombent sur plus fort qu’elles…